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7. Aujourd’hui, une formation de tourneur De nos jours, que cherche un jeune pour son avenir professionnel ? Un métier qui a des débouchés et qui paye bien. Malheureusement depuis 1989 aucun CFC de tourneur sur bois n’a été délivré en Suisse romande.
Presque plus personne ne parle du tournage, alors comment un jeune à la recherche d’une éventuelle profession peut s’y intéresser ? L’orienteur professionnel d’un cycle d’orientation du canton de Fribourg n’a pu me donner que très peu d’informations : l’apprentissage est possible sur une durée de 4 ans. Il devrait faire les cours professionnels avec une classe d’ébénistes. En revanche le centre professionnel ainsi que les cours pratiques (examens y compris) devraient s’adapter au outils et particularités du tournage pour un élève. Peut être qu’un jour avec une dizaine d’élèves intéressés un canton romand déciderait de réintroduire une classe de tourneurs sur bois. Tout les tourneurs professionnels que j’ai rencontrés m’ont expliqués qu’ils ne voulaient pas former d’apprentis, ça coûte bien trop cher. L’apprentissage demandant des cours spéciaux, etc. De plus, les jeunes n’ont plus les mêmes centres d’intérêt qu’auparavant. La lecture a été remplacée par la télévision, les jeux de cartes par les jeux vidéo. En fait l’artisanat n’est plus au goût du jour. Pourquoi rester debout et porter du bois alors qu’on peur rester assis devant un ordinateur et programmer une machine !? De plus le salaire est plus élevé. Tout ces professionnels m’ont conseillé : le seul débouché d’un tourneur à l’heure actuelle est de se mettre à son compte, sinon comme amateur vas-y, tu y prendras du plaisir. Depuis quelques années le nombre d’apprentis augmente. En 1993 il y avait environ 53’000 apprentis, en 1999 la Suisse en compte plus de 60'000, ce qui représente environ 53% des jeunes sortant de l’école obligatoire. Employé de commerce, monteur électricien, mécanicien, menuisier ébéniste, vendeur, infirmier ou encore coiffeur, ce sont toujours les mêmes métiers qui sont le plus sollicités. Seule une infime partie de ces apprentis travailleront dans un métier artisanal, tel que tourneur, sculpteur, souffleur de verre, etc. De plus, pour tout ces métiers en voie de disparition, il n’existe plus de patron qualifié ; les rares intéressés sont formés dans une école. Statistiques de 1999 : les apprentissages les plus répandus.
Remarque : si l’on sépare les menuisiers (2/3) des ébénistes (1/3), ces métiers se retrouveraient bien plus bas dans le classement, sous les réparateurs d’automobiles avec 1040 apprentis. Il y a également le problème de la notoriété : beaucoup de gens connaissent vaguement le tournage sur bois. Ils pensent surtout aux pieds d’une chaise, d’un meuble ou encore aux boutons servant de poignées, mais peu de gens imaginent la diversité de pièces que l’on peut réaliser. Dans un atelier d’ébéniste, on trouve souvent un tour plus ou moins grand, servant au " dépannage " (refaire un bouton ou une rave pour la restauration, 2 pieds de chaise, etc.). Il est très rare qu’on l’utilise pour la réalisation de pièces dites artistiques.
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