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Table des matières
- Introduction
- Expérience personnelle
- Technique de tournage
- Outils et accessoires
- Les différentes étapes d’un plat en érable
- Particularités du bois
- Aujourd’hui, une formation de tourneur
- Présentation de quelques tourneurs de suisse romande
- La survie des artisans suisses / rôle de l’artisanat face à l’industrie
- Conclusion
- Bibliographie et annexes
5. Les différentes étapes d’un plat en érable
- Pour avoir un travail propre, il faut toujours avoir de outils bien affûtés. A l’aide d’un touret d’affûtage et de différentes limes diamantées, je peux avoir un tranchant parfait.

- Pour commencer j’ai scié ma pièce en rond, puis percé un trou pour pouvoir la fixer au tour avec une queue de cochon (sorte de vis).

- Avec la contre pointe je viens faire appui pour bien stabiliser la pièce pendant le dégrossissage. Ce n’est pas obligatoire mais plus prudent.

- La vitesse de rotation est réglée par rapport au diamètre, puis c’est le début du travail.

- Je commence par dégrossir le dessous de mon plat avec une gouge à creuser (qui est un outil très polyvalent).

- Comme vous pouvez le constater, je laisse une prise pour le mandrin tout en contrôlant son diamètre (diamètre minimum et maximum de serrage selon les mords).

- Une fois la pièce dégrossie, il ne reste plus qu’à ajuster la prise du mandrin après avoir enlever la contre pointe.

- Avec une plus petite gouge à creuser ou alors une gouge à profiler, je fais des passes de finition jusqu’à l’obtention d’une surface lisse, sans bosse ni arrachée.

Regardez la différence entre les copeaux de dégrossissage et ceux de finition à la gouge !!

- Le ponçage de la surface nécessite un grain de plus en plus fin : 100 ®
120 ®
180 ®
240.

Sur cette photo vous pouvez observer un mandrin avec ses mords pour serrage intérieur et extérieur spécialement conçu pour le tournage sur bois.

- La pièce est ensuite retournée, serrée dans le mandrin, et le creusage peut commencer.

- Avec la gouge, je commence d’un grand diamètre pour me diriger vers le centre, de façon à coucher la fibre du bois. Pour l’extérieur c’est l’inverse.

Evolution du creusage.

Autre vue plus avancée du creusage.

- Il faut toujours faire attention à ne pas aller trop profond sinon la pièce risquerait de se détacher et de se briser violemment.

- Une passe de finition est également nécessaire, mais il est plus difficile de contrôler l’intérieur.

- Après une séance de ponçage, j’utilise une poignée de copeaux fins pour lustrer le plat.

- La dernière étape : " effacer " les traces de serrage du mandrin. Cette opération nécessite à nouveau le tour, j’emploie une cale en bois ainsi qu’un morceau de tissus pour ne plus faire de marques.

La pièce est pressée entre la cale et la contre pointe.

- Juste quelques coups de gouge sont nécessaires à cette dernière opération. La pièce est ainsi terminée.

- Selon son utilisation, l’objet de décoration ou l’ustensile de cuisine sera encore vernis ou huilé pour le protéger.


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